RSE : 7 PME des filières viticoles et fruits et légumes ont modifié leurs pratiques

afnorUne action collective a été menée en partenariat avec le PRIDES Terralia, le groupe AFNOR et avec le soutien de la Région Provence-Alpes-Côte d’Azur et de 2 sociétés de conseils régionales.L’objectif était double : de 2013 à 2015, soutenir des PME des filières viticole et fruits et légumes qui souhaitaient intégrer des pratiques de développement durable dans le management de leurs activités. La mobilisation a été totale pour améliorer leurs Responsabilité Sociétale d’Entreprise (RSE). Elles ont bénéficié d’un soutien efficace pour construire leurs démarches, suivant les lignes directrices de la norme ISO 26000.

En fin de programme, elles ont fait reconnaitre le niveau de maturité de leurs pratiques avec une évaluation AFAQ 26000. Six d’entre elles ont atteint le niveau « confirmé », une le niveau « progression », ce qui est remarquable pour une première évaluation de stratégie de RSE des entreprises.
Un document accessible à tous est en ligne pour illustrer cette expérience, dont voici quelques courts extraits très significatifs  :

Balma Venitia, Cave coopérative viticole
46 salariés, 14 millions de CA, Beaumes de Venise (84).

« La démarche RSE nous donne aujourd’hui une vision globale de nos actions sur le pilier économique, social et environnemental. »

Estandon Vignerons, Union de coopératives viticoles
72 salariés, 40 millions de CA, Brignoles (83).

« De nombreux leviers d’amélioration ont été identifiés : la promotion de la filière auprès des publics jeunes, une plateforme formation et RH, la conservation des vins rosés et l’amélioration des rendements viticoles. Notre organisation de coopération agricole nous tourne naturellement vers l’organisation en réseau avec les acteurs de la filière et de l’aménagement territorial. »

Marrenon, Union de coopératives viticoles
60 salariés, 31 millions de CA, La Tour d’Aigues (84).

« C’est une première étape avec une généralisation de l’agriculture raisonnée, renforcée par une démarche environnementale plus présente, l’organisation de l’entreprise au niveau économique, process et ressources humaines, la conjugaison de l’ensemble des valeurs qui animent et habitent l’entreprise au quotidien, dont les liens avec le tissu social régional particulièrement étroit »

Mas Saint Paul, Organisation de producteurs de fruits
45 salariés permanents, 10 millions de CA, Mouries (13).

« De nombreuses actions sont engagées qui apportent des résultats : 7 000 m2  de panneaux photovoltaïques permettant la revente d’électricité, l’optimisation de la gestion des déchets, la valorisation des fruits écartés de la vente traditionnelle. Sur le plan social, l’optimisation des formations, l’amélioration des conditions de travail (aires de pause, ergonomie des postes, etc), le projet de pérennisation d’emplois saisonniers par la possibilité de création d’une Entreprise de Travail en Temps Partagé… »

Pronatura, Cultivateur de filière fruits et légumes 100% biologiques
180 salariés, 87 millions de CA, Cavaillon (84).

« Nous avons (re)pris conscience que les producteurs, les clients et les collaborateurs sont des maillons indissociables. C’est la prise en compte de l’ensemble de leurs attentes qui au final est bénéfique pour le consommateur et pour la pérennité de l’entreprise »

Vignerons de Caractère, Cave coopérative viticole
26 salariés, 13 millions de CA, Vacqueyras (84).

« Nous avons aussi commencé à agir sur des points importants, comme l’amélioration des conditions de travail, avec une action pour prévenir les troubles musculo-squelettiques. Sur le pilier environnemental, nous voulons optimiser nos cartons et créer une nouvelle bouteille éco-conçue, avec un gain de près de 20% en poids verre, 97 tonnes de CO2  en moins et 15% en coût des transports. »

Vignerons du Mont Ventoux, Cave coopérative viticole
25 salariés, 8 millions de CA, Bedoin (84).

« A ce jour, les retombées de la démarche sont déjà positives puisque l’on note une forte implication du personnel et des viticulteurs, une montée en compétence managériale des chefs de service et une augmentation de 33% de la rémunération des apports de vendange. »

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