Le porc en dehors de nos frontières

La France traverse une crise sans précédent. Chez les voisins, tout n’est pas si rose et le marché évolue également. Voici une rapide revue du web issue de businessfrance.fr, faisant le point sur le marché porcin dans le reste du monde. 

États-Unis : Fin de l’étiquetage du pays d’origine sur le porc

Le secrétaire d’État à l’Agriculture américain a annoncé le 18 décembre dernier la fin de l’étiquetage du pays d’origine sur la viande de porc (et de bœuf) alors que la France se bat pour l’instaurer. Cette mesure était à effet immédiat. L’USDA (l’équivalent de notre ministère de l’Agriculture) devra amender au plus tôt les dispositions du « country of origin labeling » (COOL) s’agissant de la viande de porc et de bœuf. Le Secrétaire d’État a toutefois réaffirmé que les contrôles portant sur les viandes locales ou d’importation seraient toujours aussi rigoureux.

Aux Pays-Bas, on mise sur une viande de porc répondant aux critères du bien-être animal

A compter de janvier 2016, presque toute la distribution néerlandaise modifie son offre de viande de porc et proposera exclusivement une viande provenant d’animaux élevés selon les règles du bien-être animal. La plupart des distributeurs visent le niveau 1 (une étoile) « Good Farming Star » du label « beter leven » (mieux vivre), introduit en 2010 par l’Organisation de Protection des Animaux. Ce label compte trois étoiles, le niveau 3 correspondant au bio.

L’Espagne continue d’augmenter son volume de vente et d’exportation

Les résultats économiques de 2015, publiés par Hemosa (abattage, découpe, distribution), confirment le poids des exportations avec une part de 41% de ses revenus totaux, soit 30 M EUR, contre 20% en 2014. En tonnage, les exportations ont progressé de 13%, pourcentage qui s’explique par l’orientation des envois vers les pays asiatiques. De ce fait, la Chine, la Corée du sud et le Japon sont les principaux destinataires de la viande de Hemosa.

Dans un contexte de bas prix de la viande de porc en Espagne, la compagnie a vu freiner l’importante hausse du CA durant les 10 dernières années et son CA est passé de 71,89 M EUR en 2014 à 72,5 M EUR en 2015. Le volume des ventes de viandes, élaborés frais et jambon cru, ont augmenté de 7% en passant de 32 700 tonnes à 35 000 tonnes.

Les Canadiens placent leurs cochons en Inde

Le Canada a obtenu l’accès du marché indien pour la viande porcine et les produits à base de porc. L’industrie canadienne du porc estime ce nouveau marché à 2 M USD la 1re année, avec un développement dans le futur.

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La valeur des exportations canadiennes agro-alimentaires et des produits de la mer vers l’Inde a augmenté régulièrement au cours de la dernière décade pour atteindre 915 M USD en 2014. Ces exportations sont composées de légumes secs (pois et lentilles), de petits pois frais, de tourteaux de soja ou autres, de l’huile de colza et de fruits (pommes).
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L’Afrique du sud trouve un accord avec les États-Unis pour importer de la viande

Après bien des remous, l’Afrique du sud autorise l’accès de son marché aux exportations américaines de porc  mais aussi de volaille, de bœuf et plus généralement de produits à base de viande. Le gouvernement américain a indiqué qu’un accord a été trouvé entre les 2 pays le 07 janvier, suite à une menace de la part des États-Unis de suspendre les avantages bénéficiant aux produits agricoles sud-africains dans le cadre du Contrat de Croissance et d’Opportunité Africain (AGOA).

En Uruguay, on mange de plus en plus de porc

La consommation de porc en Uruguay augmente, malgré un recul de la production. Les importations compensent ce déficit. Le cheptel porcin a reculé en 2014 ; entre 2006 et 2008, il atteignait 240 000 têtes puis a fortement baissé en 2009. En 2010 et 2011, il a de nouveau progressé avec 225 000 têtes pour redescendre à 210 000 têtes en 2013.

La production de viande porcine a atteint un pic en 2007 avec plus de 21 000 tonnes pour se stabiliser autour de 18 000 – 19 000 tonnes. En 2014, 78 % des animaux sont abattus dans des établissements agréés, soit une augmentation de 10% environ au cours de la dernière décade. Sur les 17 abattoirs de porcs en Uruguay, seulement 2 (Mirnabel SA et Ardistar) représentent 81% du marché. Presque toute la production de porc est consommée localement. Les exportations sont négligeables.

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Selon l’Opypa (Office de la Planification et de la Politique Agricole), la consommation de porc progresse depuis 10 ans. Avec une production domestique stable, les importations a progressé au cours des dernières années, en passant de 9 475 tonnes en 2008 à 26 277 tonnes en 2014 et 22 325 tonnes au cours des 10 premiers mois 2015.
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Au Brésil, on a exporté 13 % de porc de plus en 2015

Les exportations de viande porcine ont progressé de 13% entre 2014 et 2015, hausse favorisée par un faible cours du Real qui a boosté la compétitivité du Brésil au niveau mondial. Elles ont atteint 472 700 tonnes en 2015, contre 418 500 tonnes en 2014. La Russie est l’acheteur n°1 pour le porc brésilien, malgré la chute des exportations au 1er trimestre 2015, en raison de difficultés économiques en Russie liées au faible coût du pétrole.

Source Ubifrance

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